lundi 9 novembre 2009

Vieillir en maison de retraite est aujourd’hui un luxe !

Selon de récentes statistiques les retraités auraient payé de leur poche plus de 892 millions d’euros pour les soins à domicile en 2007-2008 et presque le double pour des séjours en maisons de retraite. De plus, plus de 37 millions d’euros aurait déboursé pour l’achat de matériel d’aide aux tâches quotidiennes (adaptation des maisons aux besoins des personnes âgéees, appareil d’aide au déplacement, etc). Ces chiffres prouvent donc que le système actuel est injuste vis à vis de ces personnes car les dépenses sont bien trop élevées.

Cela signifie aussi et surtout que beaucoup de personnes aujourd’hui agées, malades et vulnérables,des personnes qui ont travaillé toute leur vie, sont obligées de vider leurs économies, de vendre leurs maisons ou de dépenser leurs héritages pour financer des frais de subsistance de base ou s’offrir une place en maison de retraite au lieu d’en faire profiter leurs familles ou de s’octroyer du bon temps.

Il y a quelques mois, le Ministère de la Santé a lancé une consultation publique sur l'avenir de la protection sociale car, le nombre de personnes âgées étant en évolution,on craint une augmentation des dépenses faramineuses d’ici 5 ou 10 ans. Les ministres ont déclaré que le nouveau système qui sera mis en place aidera les personnes âgées et les handicapés à éviter ou du moins faire reculer le moment de la dépendance et la nécessité d’être placé en institut spécialisé le plus longtemps possible, en améliorant leurs quotidiens.

Mais comment financier cela? Une option, qui n’arrange guère le contribuable, pourrait être d’ajouter une taxe supplémentaire, une taxe du «vieillissement», à l'assurance maladie nationale, aujourd’hui très performante en France et une des meilleures si on la compare avec les systèmes de nos confrères européens.

Il est cependant important que le gouvernement agisse car, les retraites aujourd’hui peu élevées de nos grands parents ne suffisent plus à couvrir leurs besoins en terme de logement et de dépenses quotidiennes et pire encore pour les personnes nécessitant des soins ou une aide plus poussée de la part d’un professionnel.

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